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Pesticides : ces 4 fruits et légumes à éviter (en non bio) en 2024

16/10/2024
AnthonyAnthony

Dans son numéro Hors-série consacré à l’alimentation et la santé, le magazine 60 Millions de consommateurs alerte sur la présence préoccupante de résidus de pesticides dans plusieurs fruits et légumes couramment consommés en France. L’utilisation des pesticides en agriculture, bien que strictement encadrée, reste un sujet majeur de préoccupation pour la santé publique et l'environnement. Pour 2024, certains fruits et légumes affichent des niveaux de contamination si élevés qu'il est vivement conseillé de les acheter bio.

Pesticides : ces 4 fruits et légumes à éviter (en non bio) en 2024

L'usage croissant des pesticides en Europe

L'épandage de pesticides en Europe n’a cessé d’augmenter au cours des dernières années, malgré les initiatives pour promouvoir une agriculture plus respectueuse de l'environnement.
Selon une enquête menée entre 2011 et 2019, la quantité de pesticides utilisés n'a pas diminué, au contraire, elle a légèrement augmenté, et cela a un impact direct sur la qualité des fruits et légumes que nous consommons.
D'après 60 Millions de consommateurs, le taux de contamination par des résidus de pesticides, particulièrement dans les fruits, a augmenté de manière alarmante. En France, environ 3,7 kg de pesticides sont épandus par hectare chaque année, un chiffre qui place le pays dans la moyenne européenne. Certains pays européens, comme les Pays-Bas, se distinguent tristement par une utilisation encore plus intensive, avec jusqu’à 10,9 kg de pesticides par hectare.
Ces chiffres doivent être pris en compte par les consommateurs au moment de choisir leurs produits, d'autant que l'origine géographique des fruits et légumes joue souvent un rôle majeur dans leur prix et... leur niveau de contamination.

Les fruits les plus contaminés en 2024

Parmi les fruits analysés par 60 Millions de consommateurs, deux se démarquent par leur niveau extrêmement élevé de résidus de pesticides : les cerises et les pamplemousses / pomelos.

  • Les cerises : Sur les cinq dernières années, 93,8 % des échantillons de cerises analysés contenaient au moins un résidu de pesticide. Ce chiffre est d’autant plus préoccupant que les cerises sont souvent consommées crues, ce qui limite la possibilité de réduire la contamination par le lavage ou la cuisson. Parmi les pays producteurs, les cerises espagnoles sont les plus touchées, suivies par celles provenant de Grèce et de France. Cela signifie que, même pour des produits locaux, le risque de contamination reste élevé.
  • Les pamplemousses et pomelos : Ces agrumes sont tout aussi concernés par les résidus de pesticides, avec 91,1 % des échantillons testés qui présentaient des traces de produits chimiques. Bien que ces fruits soient généralement pelés avant d’être consommés, les pesticides peuvent pénétrer dans la chair au travers de la peau, rendant difficile l’élimination complète des résidus.

Outre ces deux fruits, d'autres produits présentent également un risque élevé de contamination, comme les nectarines et les raisins, qui affichent également des niveaux de résidus significatifs. Toutefois, les cerises et les pamplemousses restent, selon cette étude, les plus dangereux en termes de contamination.

Les légumes les plus contaminés en 2024

Les légumes ne sont pas épargnés par cette contamination. Deux d'entre eux se distinguent par des niveaux de pesticides particulièrement préoccupants : le céleri-rave et le melon.

  • Le céleri-rave : L’étude révèle que 78,5 % des échantillons de céleri-rave analysés contiennent au moins un pesticide. Ce légume, souvent utilisé dans les soupes, purées et gratins, est largement consommé en France, notamment en hiver. Son taux élevé de pesticides en fait un produit à éviter en version non bio.
  • Le melon : En été, le melon est un incontournable sur les tables françaises. Pourtant, 69 % des échantillons de melons analysés contiennent des résidus de pesticides. Ce taux de contamination relativement élevé doit inciter les consommateurs à choisir des melons issus de l'agriculture biologique ou à se tourner vers des producteurs locaux de confiance, qui limitent l’usage de produits chimiques.

Pourquoi ces fruits et légumes sont-ils si contaminés ?

La présence élevée de résidus de pesticides dans ces fruits et légumes s'explique par plusieurs facteurs. Certains de ces produits, comme les cerises ou le céleri-rave, sont particulièrement vulnérables aux insectes et aux maladies, ce qui pousse les agriculteurs à utiliser des pesticides en plus grande quantité pour protéger les cultures.
De plus, certains pesticides sont systématiques, c’est-à-dire qu’ils pénètrent dans la plante et circulent à travers toutes ses parties, y compris les fruits et légumes que nous consommons. Les méthodes agricoles intensives, utilisées notamment dans les pays aux climats chauds et humides comme l'Espagne, favorisent également l'utilisation massive de pesticides pour maximiser les rendements et protéger les cultures contre les parasites.

Où en France trouve-t-on les fruits et légumes les plus contaminés ?

Les résidus de pesticides dans les fruits et légumes ne sont pas répartis de manière uniforme sur le territoire français. Certaines régions, en raison de leur climat, de la nature des cultures ou des pratiques agricoles, se distinguent par une utilisation plus importante de pesticides.
En Île-de-France, l’agriculture périurbaine connaît un usage important de pesticides, notamment dans les cultures de légumes comme les salades et les pommes de terre. La proximité de cette région avec Paris pousse à une production agricole intensive pour répondre à la demande croissante des consommateurs locaux. Cette agriculture de proximité peut entraîner un usage accru de produits chimiques pour protéger les cultures d'un climat tempéré souvent humide. Dans les Hauts-de-France, les terres fertiles sont propices à la culture de légumes comme les choux, les pommes de terre et les betteraves. Ces cultures, essentielles à l’industrie agroalimentaire, sont toutefois fortement exposées aux parasites et aux maladies dues à l’humidité, ce qui entraîne un recours important aux traitements phytosanitaires. C’est également une région où l’agriculture est orientée vers l’exportation, ce qui accentue l’utilisation de pesticides pour garantir des rendements élevés. Enfin, les régions du Sud-Est, comme la vallée du Rhône et le Languedoc-Roussillon, sont traditionnellement associées à la culture des vignes, des fruits à noyaux comme les cerises et les pêches, et des melons. Les températures élevées et les longs étés secs favorisent la prolifération des insectes, nécessitant de nombreux traitements chimiques. Le vin et les fruits produits dans ces zones affichent des taux de résidus de pesticides parmi les plus élevés de France. En conséquence, en fonction de votre lieu d'achat, il est recommandé d’adopter des pratiques de consommation plus vigilantes, notamment en privilégiant les fruits et légumes issus de l’agriculture biologique, particulièrement pour les produits provenant de ces régions à risque.

Quelles solutions pour limiter l’exposition aux pesticides ?

Si les pesticides sont omniprésents dans certains fruits et légumes, plusieurs démarches peuvent être mises en place pour en limiter leur impact sur la santé.

  • Privilégier l’agriculture biologique : Les fruits et légumes bio sont cultivés sans pesticides de synthèse. Bien qu’ils ne soient pas totalement exempts de résidus de produits chimiques, leur taux de contamination est nettement inférieur à celui des produits conventionnels. Pour les fruits et légumes les plus contaminés, comme les cerises, le melon, le céleri-rave et le pamplemousse, l’achat en bio est particulièrement recommandé.
  • Laver et peler les fruits et légumes : Un lavage rigoureux à l’eau claire permet d’éliminer une partie des résidus présents en surface. Cependant, cela n'est pas suffisant pour éliminer les pesticides systémiques qui pénètrent dans la chair des fruits et légumes. Lorsque cela est possible, peler les fruits et légumes peut également aider, mais cela entraîne une perte de certains nutriments situés juste sous la peau.
  • Soutenir les producteurs locaux : Se tourner vers des producteurs locaux qui pratiquent une agriculture raisonnée ou biologique peut également être une solution. Ces agriculteurs, souvent plus soucieux de l’environnement et de la santé des consommateurs, utilisent des méthodes de production moins dépendantes des produits chimiques.

L'étude de 60 Millions de consommateurs met en lumière une réalité préoccupante : certains fruits et légumes contiennent des niveaux de résidus de pesticides suffisamment élevés pour présenter un risque pour la santé. Parmi eux, les cerises, les pamplemousses, le céleri-rave et le melon sont les plus concernés. Pour réduire son exposition à ces substances, privilégier les produits bio, locaux ou peu transformés reste une solution efficace. En fin de compte, il est essentiel d’être un consommateur informé et vigilant pour protéger sa santé tout en contribuant à un mode de production plus durable.